le village

vue de maraussan

 

La Commune de Maraussan s'étend sur une superficie de 1 237 ha et compte, au 1er janvier 2015, 4 065 habitants.

 

HISTOIRE

Le nom de Maraussan est né, hypothèse la plus probable, de Marucius légionnaire romain à qui Rome a attribué des terres au bord de l’Orb pour vivre de l’agriculture après sa retraite de soldat.
Dès cette époque et pendant des siècles, la vigne est présente dans la région pour alimenter en vin l’empire romain.


Lorsque les envahisseurs sont chassés par Pépin le Bref en 752, l’implantation de nombreuses abbayes qui tiennent lieu d’auberges relance la viticulture dans la région.
Jusqu’au XIIIème siècle la région subit plusieurs invasions et guerres avec son apogée en 1209 qui verra le sac de Béziers et des villages alentours, qui se dépeupleront.

En 1230,  l’évêque de Béziers s’implante à Maraussan, à Villenouvette. Il transforme une chapelle en église à son emplacement actuel.

En 1375, Charles V cède tous les biens à Jean Perdiguier, trésorier général du Languedoc, qui construira à l’emplacement d’une bastide nommée En Auger,  le château encore présent aujourd’hui.
Jusqu’au XVIIème siècle,  le village vivra au rythme des guerres, famines et maladies.

En 1626, la maison consulaire est construite sur la place du village(encore visible aujourd’hui place du 14 juillet).
A partir de cette date le village de Maraussan se développe vivant de l’agriculture toujours axée principalement sur le vin.
Au XIXème siècle la vente des terres récupérées durant la révolution disperse le foncier à Maraussan et la vigne se répand partout dans la plaine. A cette période Maraussan est principalement connu pour sa production de muscat. En 1820 elle se monte à 7000 hl.
Durant ce siècle Maraussan évolue. Des ouvriers agricoles viennent s’installer, l’essor de la vigne voit le village s’agrandir par la construction de grandes demeures bourgeoises pour les riches propriétaires, de logements plus modestes pour les ouvriers et de remises pour le matériel.
Des guinguettes voient le jour sur les rives de l’Orb et en 1891 le train vient jusqu'à Maraussan, depuis la Gare du Nord de Béziers.

C’est à la fin du XIXème siècle que le syndicalisme commence à s’implanter à Maraussan.
En 1901, aidés par Elie Cathala, une coopérative agricole, « les Vignerons Libres » constituée de petits propriétaires, voit le jour. Elle a pour but de créer un réseau de vente directe pour éviter de passer par le négoce et ainsi de vendre son vin dans de meilleures conditions. Pour une meilleure qualité du vin il est décidé fin 1904 de construire une grande cave commune.

Le 1er mai 1905, Jean Jaurès venu la veille à Béziers, est invité au banquet syndicaliste organisé à Maraussan ce jour là. Après la visite du chantier de la cave, ses discours seront admiratifs de l’engagement de tout le village dans l’action sociale et coopérative.
Il ne cessera de louer le mérite de ces petits propriétaires qui ont su se grouper pour pouvoir mieux vivre de leur labeur.
Cette journée restera marquée à jamais dans l’esprit des Maraussanais.


La guerre de 1914-1918 ne viendra pas jusque dans le midi, mais la mobilisation massive des hommes fera que la production baissera. Il en sera de même durant la seconde guerre.
Durant la fin du XXème siècle la consommation du vin va énormément changer. Fini le vin de consommation courante qui laisse la place au vin plaisir. Le nombre de viticulteur à diminué, mais la qualité est maintenant au rendez-vous et nos vins sont maintenant appréciés dans le monde entier.

Maraussan au cours de ces siècles à toujours su s’adapter. Il en est de même aujourd’hui. Le village limitrophe de Béziers a vu sa population croître par l’arrivée de nouveaux habitants venu chercher la tranquillité et le bien être. Le nombre important d’associations et l’évolution constante des équipements public en fait un des villages les plus attractifs du Biterrois.

CURISOSITES-SITES

De nombreux vestiges témoignent du passé : habitants néolithiques à Saint Symphorien et aux domaines La Bartasse et la Grande Olivette ;

A noter l’existence d’un aqueduc souterrain de 300 m, qui, au XVIIème siècle alimentait le village en eau, la coulée verte des jardins d’agrément du Merdanson, l’ancienne Mairie-Halles.

la chapelle notre dame

 

 




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